CONSTRUCTION D’UN ENSEMBLE IMMOBILIER DE LOGEMENTS ET DE DE SOHO – PARIS 18

PARTI PRIS PAYSAGER

La nature en ville, c’est l’adaptation au changement climatique, l’amélioration énergétique, la réduction des pollutions, la maîtrise du ruissellement, le développement des jardins solidaires, le maintien de la diversité biologique… autant de services que la nature en ville rend parfois déjà sans qu’il y paraisse, et dont la reconnaissance et le développement permettront aux villes de mieux répondre aux attentes des citoyens.

L’intérieur de l’îlot est un espace collectif destiné aux habitants de ce nouvel ensemble. Le dispositif paysager proposé ici s’inscrit, tant dans l’esprit que dans le traitement, dans la continuité du grand jardin central de cet îlot, tout en préservant des transparences et des continuités visuelles avec les traitements paysagers de l’espace public.

LE JARDIN CENTRAL, LE PATIO

La strate basse occupe l’essentiel des espaces du patio. Cette strate est essentiellement constituée de pavés enherbés dans les parties découvertes et de ces mêmes pavés mais à joints secs pour les parties couvertes (circulations, parvis). Ce traitement de sol résiste au piétinement d’une fréquentation régulière tout en étant accessible aux PMR. Au centre du patio un zone de pleine terre accueille la plantation de 2 arbres de moyen développement. Cette zone de pleine terre n’est pas recouverte de pavé (au sens de l’article UG13.1.1 du PLU).

Le jardin collectif que nous proposons ici, constitue un lieu majeur d’échanges entre les différents habitants. Celui-ci participe activement à l’animation des rez-de-chaussée, et doit pouvoir jouer ponctuellement un rôle dans la structuration du futur quartier.

Cet espace commun en extérieur est confié à la gestion de la loge de gardien, située en son coeur, face au gradin, et qui côtoie un Local Commun Résidentiel susceptible d’accueillir les initiatives ou réunions des habitants.

Des espaces de détente sont aménagés autour du jardin : on y retrouvera du mobilier urbain, des tables et des fauteuils complétant les niveaux d’assise offerts par le grand gradin de bois situé au pied de l’émergence H1. Ce lieu sera ouvert aux échanges entre les personnes, mais sera aussi un lieu studieux où l’on pourra travailler à proximité des espaces d’activité des SoHo.

LE TOIT JARDIN DE BIODIVERSITÉ

Qu’il s’agisse de jardins naturalistes, de jardins de pluies, ou de biotopes plus sauvages, l’objectif en ville est toujours de réconcilier l’urbanité et le vivant, le minéral, le végétal, mais aussi l’animal.

Le sujet traité ici est la proposition d’un îlot de biodiversité urbaine dite « ordinaire », en lui dédiant en totalité les toitures du socle SoHo, sans nécessité d’arrosage intensif ni traitement phytosanitaire.

Des butes de terre d’une épaisseur variant de 30 cm à 80 cm viendront modeler cette toiture du socle des SoHo où seront plantés des essences locales, plantes et arbustes, abritant une faune urbaine. Ces emprises jardinées sont bordées d’un ourlet garde-corps qui prend la forme d’un boitier en maille métallique, support de végétation mais aussi des gîtes pour la faune. Concernant le risque de mortalité des oiseaux, d’une manière générale, le socle de SoHo comme les émergences H1 et H2 n’offrent pas de surfaces vitrées réfléchissantes de grande ampleur, ni d’angles vitrés, ni d’arbres se réfléchissant sur les façades.

L’objectif de qualité paysagère poursuivi est :

• de mobiliser et d’organiser les moyens pour valoriser la biodiversité.

• de réguler/d’atténuer les excès du climat urbain, les îlots de chaleur, par l’apport d’une zone d’humidité, d’ombrage, de perméabilité des sols.

• D’évoquer les aspects agréables de l’environnement qui ne sont ni appropriables, ni quantifiables en valeur monétaire mais qui sont appréciées par la création de valeur et d’ampleur des vues sur la nature proche et lointaine, les étendues non bâties et l’esthétique des sons de la nature, des odeurs (plantes odorifères, sols après la pluie) ou la valeur de la nuit noire (une attention particulière est accordée au positionnement des luminaires, encastrés ou suspendus aux plafonds des coursives et des espaces couverts périphériques).


MOA : Vinci Immobilier Ile de France 
ÉQUIPE :  Armand Nouvet architecture et urbanisme, Data Architectes, Wild Paysages 
LIEU : Paris 18 
MISSION : Conception et Maîtrise d'oeuvre
SURFACE : 1300 m2
COÛT :
ANNÉE : 2019
axe defense courbevoie

REHABILITATION ET EXTENSION DU BATIMENT AXE DEFENSE – COURBEVOIE

S’inscrivant dans un contexte urbain en évolution, le projet d’aménagement d’Axe Défense s’envisage par une observation préalable de ses abords. Au-delà d’une juste maîtrise de l’échelle, il convient d’orienter une réflexion dans le sens d’une cohérence durable. 

Nous considérons que la zone plantée participe à une certaine idée de cohésion sur l’ensemble du site. À cet effet, nous proposons d’appliquer à l’espace planté un système de plantation qui soit à la fois homogène et esthétique. Le choix des graminées nous semble être particulièrement adapté, car ces dernières ont l’avantage de conférer une certaine impression de souplesse et de fluidité presque tout au long de l’année, et sont mises en exergue par les lignes épurées et figées du bâtiment. Riches de nombreuses espèces, de tailles et de textures différentes, elles garantissent une image végétale à l’ensemble du bâtiment ; beaucoup conservent un feuillage roux en hiver. Nécessitant une taille rase à la fin de l’hiver, ces dernières reverdissent et s’épanouissent dès les premières journées de printemps.

Ces étendues de graminées sont parsemées de quelques floraisons de plantes vivaces qui les égaient de quelques touches de couleurs. Nous conservons les arbres déjà présent qui se dresseront dans ce jardin. C’est finalement un espace de détente immergé dans une végétation ondulante au gré des vents. 

Cette proposition d’aménagement que nous proposons par la mise en place d’un vocabulaire simple permet de donner une nouvelle image aux espaces publics et d’offrir un cadre de vie idéal aux usagers du quartier tout en s’intégrant au mieux dans le contexte existant.


MOA : Bouygues Immobilier  
ÉQUIPE :  163 ateliers, Wild Paysages 
LIEU : Courbevoie 
MISSION : Conception et Maîtrise d'oeuvre
SURFACE : 2270 m2
COÛT : 20M
ANNÉE : 2018
métropole du grand paris

INVENTONS LA METROPOLE DU GRAND PARIS – EPY CENTRE – EPINAY SUR SEINE

EPY – Centre est une opération pilote d’hybridation des fonctions et des acteurs.

Le projet EPY Centre est un révélateur de la façon dont se construit aujourd’hui la Ville. Il est multi fonctionnel, faisant cohabiter harmonieusement des usages complémentaires :

– un Pôle Santé bien-être,

– un Pôle d’Economie sociale et solidaire

– un Pôle d’Activités tertiaires et de services.

Il est créateur d’emplois : + de 600 emplis pérennes.

Il est connecté : pensé pour créer des perméabilités avec le territoire et la diversité de ses acteurs (Coworking pour les entrepreneurs de la zone Franche ; Serres d’agriculture urbaine…).

Il est vertueux : grâce à l’intégration de la nature en ville et à l’optimisation environnementale.

Il est solidaire : grâce à la création d’espaces dédiés (Développement par La Croix Rouge Française d’une boutique solidaire, d’un restaurant d’insertion, d’un incubateur d’entreprises solidaires…).

Il est emblématique : par son architecture distinctive et apaisée ; le signal du renouveau n’étant plus le bâti mais les jardins suspendus et les serres agricoles.


CONCEPTEURS : Atelier 23 Juin - Sud Architectes - Wild Paysages

AMO TECHNIQUE : OASIIS - BERIM - Happens

INVESTISSEURS : Espace 2 - Livinx - CWP - AB Gestion

EXPLOITANTS : Espace 2 - CWP - Croix Rouge

RENOVATION D’UN ENSEMBLE IMMOBILIER TERTIAIRE – NANTERRE

LE JARDIN CENTRAL

Nous avons développé ce jardin dans la même configuration qu’un sous-bois de type forêt «Francilienne». L’idée est d’apporter du mouvement, une symbiose entre tous les éléments naturels. Ce jardin en «Mouvement» sera un vrai lieu d’échange, un milieu «vivant» riche et cohérent. Nous voulons mettre en valeur la richesse de sa matière, sa texture. Des insectes, des oiseaux vont venir s’installer, d’autres de passages. Ce biotope sera autonome et constituera une nature de «transparences, de lumières, de densités et de perméabilités ». Pour accentuer la profondeur et donner de la légèreté au jardin, 2 strates de végétation vont venir accompagner le dénivelé.

Une strate basse composée de graminées. La matière entre le gazon (croissance lente) et les graminées vient installer une architecture sur cette petite parcelle. La souplesse des graminées va instaurer un jeu de lumière et de perspective.

Une strate haute composée d’ Arbres. Des arbres isolés et des bosquets d’arbres afin de rythmer et donner de l’épaisseur. Des feuillages légers pour laisser pénétrer les rayons.

Dans les jardinière existantes des Pin sylvestres viendront guider les personnes travaillant dans les bureaux. La variété des arbres ( Pins sylvestre, Erable, Charme) évoquent les Bois et forêts  Franciliennes (Bois de Boulogne, Forêt de Fontainebleau, …).

Les perspectives, les vues, les matières vont étendre et donner du corps au jardin.

LES TERRASSES

Sur les terrasses 2 types de végétaux viendront agrémenter les bacs : Une strate d’arbuste basse ( entre 60 et 80 cm ) qui cadrent et structurent l’espace et des arbres en cépées qui cassent ce rythme des arbustes. Nous plantons des Quercus ilex, arbustes intéressant car avec un feuillage persistants et des Parrotia persica, avec un feuillage qui devient jaune puis rouge en automne.

LE MUR VÉGÉTAL

Le jardin du fond sera composé d’un mur végétal. Complètement à l’ombre Il ne sera planté que de plantes grimpantes poussant à l’ombre type hortensia grimpant. Des câbles seront installés au mur pour permettre aux plantes d ‘être guidé et de s’accrocher.


MOA : ICADE
ÉQUIPE : Lobjoy & Bouvier & Boisseau, Sco, Somete, Barnabel, AR-C, DAL, Greenaffair, Adn Studio, Alhyange
Qualiconsult, Batiss, Veritas, Wild Paysages
LIEU : Nanterre 
MISSION : Conception et Maîtrise d'oeuvre 
SURFACE : 635 m2 
COÛT : 20M 
ANNÉE : 2018

LA NORMA – PUTEAUX

LE PATIO

Ce jardin est au coeur du projet de La Norma. Nous avons développé le jardin du patio dans la même configuration qu’un sous-bois.

Il nous est possible de mettre en œuvre une interaction des éléments grâce notamment au 1 mètre de terre et à l’interdiction de pénétrer à l’intérieur. Nous avons donc reconstitué les différentes strates d’un sous-bois de type forêt «Francilienne». L’idée est d’apporter du mouvement, une symbiose entre tous les éléments naturels. Ce jardin en «Mouvement» sera un vrai lieu d’échange, un milieu «vivant» riche et cohérent. En dernier lieu, nous voulons mettre en valeur la richesse de sa matière, sa texture. Des insectes, des oiseaux vont venir s’installer, d’autres seront de passages. Aussi ce biotope sera autonome et constituera une nature de «transparences, de lumières, de densités et de perméabilités».

LES TERRASSES

Premièrement, la vocation première de ces terrasses est de faire un véritable lieu de vie en adéquation avec les attentes et le niveau d’exigence de l’entreprise.
La palette végétale s’est constituée en opposant une végétation arbustive structurante avec une sélection d’arbres en cépée (plusieurs troncs). Cette association végétale mélange courbes et linéaires ainsi que couleurs et textures :

  • Des tables arbustives taillées pour apporter un élément structural aux terrasses. Employées de cette façon dans une végétation plus libre, elles confèrent de la cohésion au schéma. Elle donnent également au regard un élément stable et parfaitement net ou se reposer.
  • Les arbres, uniquement en cépées, apportent une atmosphère plus intime à ce jardin. Nous avons sélectionnés des espèces remarquables comme les Acer palmatum. Cet arbre au feuillage caduc devient rouge vif en automne. Parmi les espèces majeures des terrasses sont présents des Parrotia persica, originaires d’Iran et des Ligustrum lucidum originaires d’Asie avec des feuilles vert foncé qu’il garde en hiver.

Le jardin va ainsi évoluer au fil des saisons, passant d’une ambiance à l’autre, en fonction des floraisons, de la pousse des feuilles et leur changement de couleurs en automne.

LES PLANTES GRIMPANTES

La structure verticale en fond de perspective sera couverte d’un Rhyncospermum jasminoides à fleurs blanches, cette plante persistante est ici utilisée comme un tableau végétal entre le bâtiment et les terrasses.
La floraison de juin à août sera perceptible depuis le hall et considéré comme un des évènements du jardin. Son parfum viendra s’installer sur toutes les terrasses rappelant l’odeur légère du jasmin.


PHOTOGRAPHIES DES TRAVAUX


MOA : SCI la Norma, Redman 
ÉQUIPE : Lobjoy & Bouvier & Boisseau, Calq, Barnabel, Kepren, Arcora, DAL, Oxalis 
Alto Ingénierie, Interface Restauration, Wild Paysages - Lasa - Veritas
LIEU : Puteaux 
MISSION : Conception et Maîtrise d'oeuvre 
SURFACE : 730 m2 
COÛT : 40M 
ANNÉE : 2019

SCÉNOGRAPHIE COP 21 – PARIS

Scénographie COP21

Il nous semble déterminant d’élaborer une scénographie où le sens et la forme sont indissociables. Ainsi l’expérience que va vivre le spectateur en sera d’autant plus sensibilisante au thème abordé.

Notre parcours a pour intention d’immerger le public dans des espaces où le végétal impose ses couleurs, ses courbes et sa densité. Il s’exprime à travers une scénographie légère, mais aussi présente dans chaque coin du hall d’accueil. Ainsi, le piéton se retrouve attiré par cette force du végétal. Par ailleurs, les différentes alcôves deviennent des lieux de contemplations. La présence d’assises aide le public à participer à la scénographie. Comme s’asseoir, regarder, discuter ou apprécier la présence de cette nature rapportée. Certains murs seront recouverts d’impressions sur bâches représentant une nature sauvage, avec, de vraies plantes grimpantes en premier plan. Une troublante impression d’être au milieu de l’Amazonie se fera alors ressentir…


MOA : Fédération Bancaire Française

ÉQUIPE : Wild Paysages, JC Keller Plastiques Soudés

LIEU : Paris

MISSION : Conception et Maîtrise d'oeuvre

SURFACE : 180 m2

COÛT : 20 000

ANNÉE : 2015

PHOTOGRAPHIES DE LA RÉALISATION

JARDIN ÉPHÉMÈRE – LES PROMENADES MUSICALES

Associer musique et paysage incite à explorer, à décortiquer, l’ensemble des facteurs composants notre environnement. On a voulu dessiner ce jardin en utilisant les sens de son usage. La vue, le toucher et l’ouïe en sont des éléments essentiels. Ils incarnent dans ce projet la structure formelle des corrélations musicales et paysagères.
Le son détermine le fil de notre vie au même titre que notre vue : telle une partition, nous avons composé un jardin original en suivant l’objectif de la représentation subtile des éléments sensoriels perceptibles lors d’événements musicaux. Nous sommes partis de la forme du carré et du rond, symbolisant la terre et l’esprit, afin de parvenir, telle une onde sonore qui se propage, à un jardin de forme octogonal. Cet objet implanté dans la prairie, où l’horizon nous transporte, ne dicte aucune direction visuelle tout comme le son qui se déplace dans le paysage. Ses limites, composées d’un film transparent, laissent percevoir son environnement et les reflets de sa surface symbolisent la combinaison de la musique et du paysage.L’importance pour nous est de créer une structure cohérente, pouvoir toucher la matière sans la voir. L’essence de ce jardin invite le visiteur à se plonger dans un univers réconfortant où la transparence et les jeux d’ombrages entrent en résonnance. Les ressentis sont à double sens, le spectateur est immergé dans un événement central musical en étant lui-même mis en scène face au paysage des jardins de William Christie.