JARDIN AUTONOME – COLOMBES

JARDIN AUTONOME

Ce jardin autonome est la zone d’accueil de l’îlot résidentiel Les Jardins de l’Île à Colombes. Il valorise, sécurise et agrémente le quotidien des personnes vivant à l’intérieur. Il vit au grès des saisons et apporte ses couleurs, ses densités. Une gestion très limitée permettra à la nature d’évoluer selon son rythme. Le coût d’entretien sera donc très faible pour la copropriété, puisque le paysagiste ne passera que quelques fois dans l’année.

  • Ce jardin fait la jonction entre l’allée de l’île marrante et l’intérieur de l’îlot.
  • Ce jardin est visible de la rue, de la passerelle et des bâtiments voisins.
  • Il est le prolongement d’une butte végétale partant du haut de la passerelle.
  • Ce jardin devient un espace naturel ou la nature et la biodiversité prend forme au fil des années avec l’apparition de nouvelles fleurs ainsi que de nouveaux insectes.

MOA : Copropriété

ÉQUIPE : Wild Paysages
LIEU : Colombes
MISSION : Conception
SURFACE : 90 m2
COÛT : 35 000
ANNÉE : 2016

JARDIN PRIVÉ – NEUILLY SUR SEINE

UN JARDIN D’OMBRE

Ce jardin est abrité sous une forêt de bambous géants de plus de 15m de hauteur. En outre, la palette végétale utilisée doit s’adapter à cette faible luminosité. Nous empruntons donc le parti végétal du sous-bois.

Par une succession de jeux de de niveaux, une dualité se forme entre les deux terrasses bois. Le centre doit devenir un catalyseur, une liaison pour ne former plus qu’un. La végétation viendra accrocher l’œil depuis les fenêtres, nous entraînant et nous guidant à travers ses différentes couleurs et son feuillage. Ce jardin d’ombre n’est plus qu’un simple décor mais une continuité de la maison, un espace de vie.


MOA : Particulier

ÉQUIPE : Wild Paysages

LIEU : Neuilly sur Seine

MISSION : Conception

SURFACE : 66 m2

COÛT : 60 000

ANNÉE : 2016

EUROPAN 13 – GOUSSAINVILLE

Europan 13

Le concours d’idées est une opportunité pour réveiller le vieux village de Goussainville.  Ce hameau est figé depuis plus de 40 ans en raison de la présence de l’aéroport Charles de Gaulle.

La conception du développement urbain à l’échelle du paysage bouleverse les rapports spatiaux traditionnels de la ville et de la campagne. Il devient essentiel de conserver et de composer avec le vocabulaire de l’espace rural. Intégrer ces formes à l’espace urbain permet d’organiser l’espace de vie, de le hiérarchiser, de le qualifier. La qualité rurale d’un territoire ne doit plus être péri-urbaine, mais entrer dans la ville pour devenir une composante urbaine.

Nous avons créé de nouvelles voies douces permettant d’accéder aux villes limitrophes ainsi que de faire le tour du vieux Goussainville. Cette ceinture verte cadre le village et se prolonge en différents cheminements. Révéler les liaisons qui existaient au 19ème siècle édifie le paysage et redonne au village toute la richesse de son caractère rural.

Nos interventions architecturales sont de trois ordres : professionnel, relationnel et personnel. Nous créons des espaces incitant la venue de nouveaux professionnels. Nous offrons des lieux d’expression, de transmission et de rencontre pour mettre en avant la culture (locale notamment). Enfin, un système de logement léger permet de répondre aux fluctuations du nombre d’habitants tout en leur offrant le meilleur cadre de vie.

Ces interventions sont une amorce permettant dynamiser le vieux village de Goussainville avec respect et durabilité. Elles doivent prendre part d’un processus au long terme.


MOA : Europan, Ville de Goussainville

ÉQUIPE : Guillaume Postel Architecte, Wild Paysages

LIEU : Goussainville

MISSION : Conception

SURFACE : 170 000 m2

ANNÉE : 2015

SCÉNOGRAPHIE COP 21 – PARIS

Scénographie COP21

Il nous semble déterminant d’élaborer une scénographie où le sens et la forme sont indissociables. Ainsi l’expérience que va vivre le spectateur en sera d’autant plus sensibilisante au thème abordé.

Notre parcours a pour intention d’immerger le public dans des espaces où le végétal impose ses couleurs, ses courbes et sa densité. Il s’exprime à travers une scénographie légère, mais aussi présente dans chaque coin du hall d’accueil. Ainsi, le piéton se retrouve attiré par cette force du végétal. Par ailleurs, les différentes alcôves deviennent des lieux de contemplations. La présence d’assises aide le public à participer à la scénographie. Comme s’asseoir, regarder, discuter ou apprécier la présence de cette nature rapportée. Certains murs seront recouverts d’impressions sur bâches représentant une nature sauvage, avec, de vraies plantes grimpantes en premier plan. Une troublante impression d’être au milieu de l’Amazonie se fera alors ressentir…


MOA : Fédération Bancaire Française

ÉQUIPE : Wild Paysages, JC Keller Plastiques Soudés

LIEU : Paris

MISSION : Conception et Maîtrise d'oeuvre

SURFACE : 180 m2

COÛT : 20 000

ANNÉE : 2015

PHOTOGRAPHIES DE LA RÉALISATION

Concours – Bagnolet – Lobjoy & Bouvier Architectes et Wild Paysages

NOTOUR – LA FORCE DU PAYSAGE

« Portée par de nombreux débats depuis une décennie la réalité métropolitaine est en train de s’imposer à tous, et avec elle la lente émergence d’une ville que nous souhaitons tous intense, solidaire, connectée, durable et républicaine, mais avant tout humaine.

Les conditions de réussite de cette ambition reposent sur de nombreux facteurs, avec surtout la double nécessité de réconcilier les citadins avec leur territoire, mais aussi, sur ce secteur de Bagnolet, celle de savoir réintroduire la Ville et l’urbain, autant que le paysage et le végétal, là où les grandes opérations d’urbanisme des années 60/70 ont recherché avant tout l’efficacité des flux et celle de la construction économique et rapide. Il s’agit bien de « réparer la Ville ».

C’est bien l’enjeu de la question qui est posée ici, avec la réalisation d’une très importante opération de logements, sur un site privilégié entre Parc et Métro, au coeur d’un dispositif urbain complexe où la stratification de la ville n’a pas eu lieu.

L’enjeu est aussi celui de permettre d’habiter la Métropole, avec un programme de logement qui combine celui-ci sous toutes ses formes, logement familial, logement étudiant, logement temporaire, dans une complémentarité et une mixité assumée des usages. »

Ludovic Lobjoy, Céline Bouvier


MOA : Coffim, Mairie de Bagnolet

ÉQUIPE : Lobjoy & Bouvier & Boisseau, Wild Paysages

LIEU : Bagnolet

MISSION : Concours

SURFACE : 8 000 m2

COÛT : 80 M

ANNÉE : 2015

JARDIN ÉPHÉMÈRE – LES PROMENADES MUSICALES

Associer musique et paysage incite à explorer, à décortiquer, l’ensemble des facteurs composants notre environnement. On a voulu dessiner ce jardin en utilisant les sens de son usage. La vue, le toucher et l’ouïe en sont des éléments essentiels. Ils incarnent dans ce projet la structure formelle des corrélations musicales et paysagères.
Le son détermine le fil de notre vie au même titre que notre vue : telle une partition, nous avons composé un jardin original en suivant l’objectif de la représentation subtile des éléments sensoriels perceptibles lors d’événements musicaux. Nous sommes partis de la forme du carré et du rond, symbolisant la terre et l’esprit, afin de parvenir, telle une onde sonore qui se propage, à un jardin de forme octogonal. Cet objet implanté dans la prairie, où l’horizon nous transporte, ne dicte aucune direction visuelle tout comme le son qui se déplace dans le paysage. Ses limites, composées d’un film transparent, laissent percevoir son environnement et les reflets de sa surface symbolisent la combinaison de la musique et du paysage.L’importance pour nous est de créer une structure cohérente, pouvoir toucher la matière sans la voir. L’essence de ce jardin invite le visiteur à se plonger dans un univers réconfortant où la transparence et les jeux d’ombrages entrent en résonnance. Les ressentis sont à double sens, le spectateur est immergé dans un événement central musical en étant lui-même mis en scène face au paysage des jardins de William Christie.

CLUE 2015

Aujourd’hui, l’étalement des villes vient poser de nouvelles problématiques, particulièrement en Île-de-France. La ville vient toucher la campagne sans pour autant avoir de relation, d’échange avec elle. Une lisière s’est formée, formant une transition de non-lieu entre l’urbain et le rural.

La transition doit se faire en douceur, accompagnant et protégeant le piéton. Pour un respect maximum du paysage, notre système se compose de cristaux photo-luminescents incrustés dans le sol et accompagné d’une peinture phosphorescente sur le mobilier urbain. Les cristaux ainsi que la peinture emmagasinent l’énergie lumineuse durant la journée et la retranscrivent la nuit tombée. La notion d’interface des espaces prend tout son sens, car l’éclairage existant des environnements construits excite d’avantage l’intensité lumineuse des matériaux photo-luminescents.

Une lumière douce vient se créer, révélant les matières, respectant le cycle naturel de la nature et rythmant la promenade du piéton. On passe ainsi d’une vive lumière urbaine à une lumière plus douce et récréative. On donne à voir le paysage de nuit, en attirant la population dans ces chemins invitant à la promenade ainsi qu’à la contemplation.


MOA : Community Lighting for the Urban Development (CLUE)

ÉQUIPE : Wild Paysages

MISSION : Concours

ANNÉE : 2015

BUREAUX FERTILES

Si notre vision du paysage nous permet de comprendre, d’appréhender et de dessiner les espaces extérieurs quels qu’ils soient (urbain, rural, périphérique…), notre connaissance sur le végétal nous amène également à composer à l’intérieur des bâtiments.

La prise de conscience de l’importance de la nature a permis la naissance de nombreuses initiatives dans les grandes métropoles de ce monde. À New-York des grands chefs font pousser leurs légumes sur le toit de leur restaurant, à Brooklyn le supermarché Whole Foods Market dispose d’une serre sur son toit. « Les produits cultivés sur 1860 m2 sont vendus directement en dessous, dans la boutique. » (Martine Ghnassia et Isabelle Grange / Ifop). Au Japon, un bâtiment est devenu un jardin intérieur avec 1000 espèces de végétaux où il est possible de venir prendre son café.

 Vu l’engouement pour le végétal en milieu urbain, il nous a semblé intéressant de pousser le concept plus loin en le faisant entrer dans l’enceinte des entreprises. L’implication de l’ensemble des salariés dans la gestion et la culture des végétaux mise en place sera la clef du projet et impliquera une interaction de l’ensemble des différents services. Toutes les parties communes de l’immeuble prendront des airs de plaine agricole, de potager ou de jardin exotique.

 « D’abord, l’apport de verdure dans un espace aussi artificiel est perçu comme une bouffée d’air frais, au sens propre, certaines plantes étant capables de filtrer l’air, parfois plus pollué dans les espaces confinés que dans la rue. De fait, ces propriétés des plantes apporteraient un supplément de bien-être, mais aussi de sécurité aux salariés, rassérénés par l’irruption du « naturel » dans ce qui est, pour beaucoup, leur deuxième lieu de vie. » (Daniel Ingold / Cultura Creative)

Travailler l’essence de la vie dans des lieux qui ont été pendant de nombreuses années aseptisés de toutes formes de nature, est un défi excitant : si nous parvenons à instaurer par l’aspect ludique, un minimum d’espace vert dans chaque structure alors nous pourrons développer d’autres projets mettant en relation horticulture et relation humaine. Le jardinage est l’occasion de rapprocher les personnes désirant s’investir dans un projet à échelle humaine. Pouvoir se retrouver pendant une pause pour jardiner avec ses collègues, planter, couper, apprendre les différentes caractéristiques de chaque espèce et goûter au fruit de son travail une fois les tomates et autres légumes arrivés à maturité.

Pouvoir couper directement son basilic, thym, romarin à la cantine pour le mettre dans son assiette inciterait les individus à prendre conscience des richesses de la nature qui les entoure et adoucirait les mœurs.

JARDIN PRIVÉ : METAMORPHOSE

Le jardin se décompose en 3 parties distinctes : le jardin d’entrée, le jardin d’hiver et la terrasse. L’intention principale est d’utiliser le végétal comme élément structurant tout en conservant les usages de chaque espace. Pour le premier, l’idée est de créer un espace à vivre entouré d’une végétation haute et sauvage qui vient allonger le jardin non plus en longueur, mais en hauteur. Le jardin d’hiver est un trait d’union, il invite le végétal dans la maison. La terrasse, lieu de repas estival propose une palette végétale aromatique.

ANNÉE : 2014 
SURFACE : 250 m²
LIEU : Colombes
MISSION : Maîtrise d'oeuvre