JARDIN ÉPHÉMÈRE – LES PROMENADES MUSICALES

Associer musique et paysage incite à explorer, à décortiquer, l’ensemble des facteurs composants notre environnement. On a voulu dessiner ce jardin en utilisant les sens de son usage. La vue, le toucher et l’ouïe en sont des éléments essentiels. Ils incarnent dans ce projet la structure formelle des corrélations musicales et paysagères.
Le son détermine le fil de notre vie au même titre que notre vue : telle une partition, nous avons composé un jardin original en suivant l’objectif de la représentation subtile des éléments sensoriels perceptibles lors d’événements musicaux. Nous sommes partis de la forme du carré et du rond, symbolisant la terre et l’esprit, afin de parvenir, telle une onde sonore qui se propage, à un jardin de forme octogonal. Cet objet implanté dans la prairie, où l’horizon nous transporte, ne dicte aucune direction visuelle tout comme le son qui se déplace dans le paysage. Ses limites, composées d’un film transparent, laissent percevoir son environnement et les reflets de sa surface symbolisent la combinaison de la musique et du paysage.L’importance pour nous est de créer une structure cohérente, pouvoir toucher la matière sans la voir. L’essence de ce jardin invite le visiteur à se plonger dans un univers réconfortant où la transparence et les jeux d’ombrages entrent en résonnance. Les ressentis sont à double sens, le spectateur est immergé dans un événement central musical en étant lui-même mis en scène face au paysage des jardins de William Christie.

CLUE 2015

Aujourd’hui, l’étalement des villes vient poser de nouvelles problématiques, particulièrement en Île-de-France. La ville vient toucher la campagne sans pour autant avoir de relation, d’échange avec elle. Une lisière s’est formée, formant une transition de non-lieu entre l’urbain et le rural.

La transition doit se faire en douceur, accompagnant et protégeant le piéton. Pour un respect maximum du paysage, notre système se compose de cristaux photo-luminescents incrustés dans le sol et accompagné d’une peinture phosphorescente sur le mobilier urbain. Les cristaux ainsi que la peinture emmagasinent l’énergie lumineuse durant la journée et la retranscrivent la nuit tombée. La notion d’interface des espaces prend tout son sens, car l’éclairage existant des environnements construits excite d’avantage l’intensité lumineuse des matériaux photo-luminescents.

Une lumière douce vient se créer, révélant les matières, respectant le cycle naturel de la nature et rythmant la promenade du piéton. On passe ainsi d’une vive lumière urbaine à une lumière plus douce et récréative. On donne à voir le paysage de nuit, en attirant la population dans ces chemins invitant à la promenade ainsi qu’à la contemplation.


MOA : Community Lighting for the Urban Development (CLUE)

ÉQUIPE : Wild Paysages

MISSION : Concours

ANNÉE : 2015

BUREAUX FERTILES

Si notre vision du paysage nous permet de comprendre, d’appréhender et de dessiner les espaces extérieurs quels qu’ils soient (urbain, rural, périphérique…), notre connaissance sur le végétal nous amène également à composer à l’intérieur des bâtiments.

La prise de conscience de l’importance de la nature a permis la naissance de nombreuses initiatives dans les grandes métropoles de ce monde. À New-York des grands chefs font pousser leurs légumes sur le toit de leur restaurant, à Brooklyn le supermarché Whole Foods Market dispose d’une serre sur son toit. « Les produits cultivés sur 1860 m2 sont vendus directement en dessous, dans la boutique. » (Martine Ghnassia et Isabelle Grange / Ifop). Au Japon, un bâtiment est devenu un jardin intérieur avec 1000 espèces de végétaux où il est possible de venir prendre son café.

 Vu l’engouement pour le végétal en milieu urbain, il nous a semblé intéressant de pousser le concept plus loin en le faisant entrer dans l’enceinte des entreprises. L’implication de l’ensemble des salariés dans la gestion et la culture des végétaux mise en place sera la clef du projet et impliquera une interaction de l’ensemble des différents services. Toutes les parties communes de l’immeuble prendront des airs de plaine agricole, de potager ou de jardin exotique.

 « D’abord, l’apport de verdure dans un espace aussi artificiel est perçu comme une bouffée d’air frais, au sens propre, certaines plantes étant capables de filtrer l’air, parfois plus pollué dans les espaces confinés que dans la rue. De fait, ces propriétés des plantes apporteraient un supplément de bien-être, mais aussi de sécurité aux salariés, rassérénés par l’irruption du « naturel » dans ce qui est, pour beaucoup, leur deuxième lieu de vie. » (Daniel Ingold / Cultura Creative)

Travailler l’essence de la vie dans des lieux qui ont été pendant de nombreuses années aseptisés de toutes formes de nature, est un défi excitant : si nous parvenons à instaurer par l’aspect ludique, un minimum d’espace vert dans chaque structure alors nous pourrons développer d’autres projets mettant en relation horticulture et relation humaine. Le jardinage est l’occasion de rapprocher les personnes désirant s’investir dans un projet à échelle humaine. Pouvoir se retrouver pendant une pause pour jardiner avec ses collègues, planter, couper, apprendre les différentes caractéristiques de chaque espèce et goûter au fruit de son travail une fois les tomates et autres légumes arrivés à maturité.

Pouvoir couper directement son basilic, thym, romarin à la cantine pour le mettre dans son assiette inciterait les individus à prendre conscience des richesses de la nature qui les entoure et adoucirait les mœurs.

JARDIN PRIVÉ : METAMORPHOSE

Le jardin se décompose en 3 parties distinctes : le jardin d’entrée, le jardin d’hiver et la terrasse. L’intention principale est d’utiliser le végétal comme élément structurant tout en conservant les usages de chaque espace. Pour le premier, l’idée est de créer un espace à vivre entouré d’une végétation haute et sauvage qui vient allonger le jardin non plus en longueur, mais en hauteur. Le jardin d’hiver est un trait d’union, il invite le végétal dans la maison. La terrasse, lieu de repas estival propose une palette végétale aromatique.

ANNÉE : 2014 
SURFACE : 250 m²
LIEU : Colombes
MISSION : Maîtrise d'oeuvre

TERRASSE PARISIENNE

Cette terrasse  est un projet haut de gamme dans un cadre exceptionnel profitant d’une vue sur les toits de Paris soulignée par le majestueux dôme de l’Opéra Garnier. L’idée est de développer un jardin parisien contemporain, dont le dessin s’inspire du concept de la propagation de l’onde sonore émanée depuis l’Opéra. La terrasse devient une composition singulière et poétique mise en relief par un traitement du sol épuré et affirmé par les formes organiques des plantations.


MOA : Fédération Bancaire Française  
ÉQUIPE : Wild Paysages 
LIEU : Paris 
MISSION : Conception et Maîtrise d'oeuvre 
SURFACE : 300 m2  
ANNÉE : 2015